Quand le doute fait avancer l'éthique à l'hôpital
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Voici la synthèse de cette rencontre, produite collectivement par l'intervenant et les participants.
La thématique de cette rencontre
À l’hôpital de Saint-Nazaire, le philosophe Guillaume Durand dirige un comité d’éthique clinique. Un espace où les soignants peuvent exprimer leurs doutes et remettre en cause leur pratique. Entre science et conscience, la médecine s’y réinvente : fragile, collective, profondément humaine. Face à des situations qui bousculent nos normes et nos cadres de pensée, comment l'apport de la philosophie peut-il accompagner au quotidien la transformation des pratiques médicales et les soignants ?
L'intervenant
Les 3 idées-clés de Guillaume Durand
- Quand les réponses médicales habituelles ne suffisent plus, une consultation d’éthique clinique permet d’ouvrir un espace de réflexion collective.
- Face à une situation sensible, le dialogue entre plusieurs disciplines aide à mieux accompagner et prendre soin du patient.
- À l’hôpital, toute décision éthique s’appuie sur quatre principes fondamentaux : l’autonomie, la bienfaisance, la non-malfaisance et la justice.
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L’œil de Frap
Frap est dessinateur de presse à Ouest France (1995-2009), à Presse Océan depuis 2009, pour divers magazines (La Scène, Brief...). Il est également cofondateur de "La Lettre à Lulu" en 1995 et directeur de la publication jusqu'en 2003.
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La perception du public présent
"J'ai découvert que les philosophes avaient toute leur place à l'hôpital dans les consultations d'éthique clinique. Je trouve important que les soignants aient le droit de dire qu'ils peuvent douter dans les situations complexes. J'ai découvert aussi la notion d'autonomie décisionnelle !" Corinne
- "Je découvre qu’il existe des consultations d’éthique dans les milieux hospitaliers qui viennent aider les patients et leurs soignants à prendre une décision dans les cas difficiles et complexes."
Aurore, 67 ans, retraitée
- "Remettre de l’humain à l’hôpital, c’est prendre en compte le patient et pas seulement sa maladie."
Valérie, 57 ans, retraitée
- "Il est essentiel de respecter les 4 principes (autonomie, bienfaisance, non-malfaisance, droit) pour réduire les risques et en conséquence les doutes."
Contribution anonyme
- "Pluralité. Aide à la décision. Neutralité."
Magali, 49 ans, active
- "Au final, c’est au praticien que revient la responsabilité et qui prend la décision"
Thomas, 41 ans, actif
- "Oui, un médecin peut aller contre l’avis du comité d’éthique."
Catherine, 65 ans, retraitée
- "Il est intéressant d’entendre des avis différents dont certains qui vont à l’encontre de ses propres pensées."
Pauline, 19 ans, étudiante
- "La relation traditionnelle médecin / patient évolue avec l'émergence de la médecine des désirs."
Marie-No, 64 ans
- "Le doute est, à mes yeux, la base du questionnement"
Béatrice, 59 ans, active
- "Faire entrer les citoyen.nes dans l’hôpital."
Marie, 45 ans, active
- "Penser à rédiger des directives anticipées !"
Contribution anonyme
- "Vive la philosophie !"
Marie, 79 ans retraitée