Le 1, un concept inédit dans la presse française
Un drôle d'oiseau, le 1 ? Chaque semaine, plusieurs regards sur une question d'actualité, sans être dans la brûlante immédiateté. Eric Fottorino, un des co-fondateurs a créé le 1, sans étude marketing, avec la volonté de faire un journal "mince" qui se lit en 45 minutes. Un format A4 pour une approche émotionnelle, un premier dépliage au format tabloïd pour l'analyse et un dépliage complet au format carte routière, pour une invitation au voyage.

Un modèle économique qui marche
Sans publicité, vendu chaque semaine (le mercredi) au prix de 2,80 €, le modèle économique du 1 est rentable. "Depuis une année, nous sommes à l'équilibre financier, avec 35 000 lecteurs, le seuil de rentabilité étant à 28 000 lecteurs". 18 000 lecteurs sont abonnés, le reste est représentée par les ventes en kiosque ou en librairie. La moyenne d'âge des lecteurs se situe autour de 47 ans. "Plus un produit est cher, plus on lui accorde de la valeur. Le 1, journal papier a, à notre avis, de la valeur !"

Le rôle du directeur exécutif du 1
"Je suis le manager, gestionnaire du journal et je participe aussi au choix rédactionnel et à l'écriture de certains articles". Après des études en gestion, Mahir Guven a travaillé dans un cabinet de conseil en finances. Il a rejoint l'équipe du 1 au moment du lancement, en partageant la passion du cyclisme avec Eric Fottorino. Créé en avril 2014, par Eric Fottorino, Natalie Thiriez et Laurent Greilsamer, le 1 est réalisé, aujourd'hui, par une équipe de 15 personnes qui, chaque semaine, en conférence de rédaction, choisissent les thèmes et les articles du journal.

L'édition d'une collection de petits livres, "Les indispensables du 1"
Une collection qui se positionne comme un complément du 1, avec des articles courts et plusieurs regards sur des thèmes de société : Daech (2015), les migrants (2016), l'enseignement en France (2016) Trump (2017)... En septembre, 2017, un petit ouvrage traite d'un sujet qui intéresse les participants à l'Observatoire des médias : Les Médias sont-ils dangereux ? Une question qui contient déjà la réponse !
Mahir Guven, interviewé par les étudiantes de Science Com,  avant le début de la conférence
Quand le numéro 2 du 1 écrit son premier roman !
Mahir Guven a toujours écrit. Poussé par quelques amis, il a eu l'envie de passer à l'écriture de son premier roman. Avec Grand frère, Mahir Guven explore le monde des travailleurs ubérisés mais aussi celui l'univers de ceux qui sont partis faire le djihad en Syrie. Le roman raconte la rencontre improbable de deux frères issus d'une famille franco-syrienne. Humour et gravité sur le thème du terrorisme.