• Le 10 janvier 2020
    De 14:30 à 16:00
    Campus Centre Loire
    Salle forum du Mediacampus, 41 bd de la Prairie au Duc, Nantes
  • Gratuit étudiants UP inscrits à l'Observatoire des Médias (033300) et à l'Atelier des Médias // 8 € entrée non abonnés UP à l'Observatoire des Médias et "tout public" dans la limite des places disponibles
    Aucune réservation, billetterie sur place

    Bus : C5 - Arrêt Gare de l'Etat // Tramway : Ligne 1 : Arrêt Chantiers navals ou Médiathèque // Bicloo : Station Prairie Au Duc n°45 // Stationnement : Parking des Machines de l'île : 10 rue Arthur III - 44200 Nantes

Cycle Observatoire des Médias

Myriam Revault d'Allonnes est une philosophe française, professeur émérite des universités à l’Ecole pratique des hautes études. Elle est également chercheuse associée au CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po). Elle a enseigné à l’Ecole doctorante de Sciences Po Paris et a dirigé de 2006 à 2013 la collection de philosophie pour enfants « Chouette ! Penser » aux éditions Gallimard-jeunesse.
Spécialiste d’Hannah Arendt et de Paul Ricoeur, Myriam Revault d’Allonnes a consacré ses ouvrages à la crise de la vie démocratique, avec notamment  « Pourquoi nous n’aimons pas la démocratie » (2010) et « Le Miroir et la Scène » (2016). Elle a publié fin 2018 «8 La faiblesse du vrai » aux éditions du Seuil.
Partant de la notion de « post-vérité » désignée comme mot de l’année par le dictionnaire d’Oxford et qui a suscité beaucoup de commentaires journalistiques, notamment sur le phénomène des fakes news, elle constate que le phénomène a peu suscité de réflexion de fond. Les fakes news existent mais il ne suffit pas de leur opposer des faits vérifiés. Le débat démocratique ne se nourrit pas seulement des faits vérifiables, mais aussi de fictions. Le métier de journaliste consiste aussi à rendre compte des imaginaires politiques où les faits prennent un sens. Un PIB ne dit rien du type de société que nous voulons. Mais toutes les fictions ne se valent pas. Elles peuvent conduire à l’émancipation ou mettre en scène la servitude. L’irruption de la « post-vérité » met en question la possibilité même d’un monde commun.

Accès 8 € pour les personnes non abonnées à l’Observatoire des médias de l’université permanente (033300) et à l’Atelier des médias (033301).
Présentation : Patrice Saint André, Jean-Claude Charrier