• Le 20 mai 2019
    De 14:30 à 16:00
    Campus centre ville
    Amphi Kerneis, 1 rue Bias, Nantes
  • Gratuit étudiants UP sur présentation de la carte étudiant 2018/2019, étudiants en formation initiale et personnel de l'Université
    5 € tout public
    Aucune réservation, billetterie sur place
  • Plan d'accès

Le Prix du Livre d’Architecture Robert Le Ricolais

Pour la première fois, en 2019, l’Académie Littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire décernera un Prix du Livre d’Architecture qui portera le nom de Robert Le Ricolais. Autant pour élargir le cercle de ceux qui savent que ce nom appartient à l’histoire de l’architecture contemporaine et rappeler ses liens avec la ville de Nantes que pour montrer combien reste exemplaire le parcours de cette personnalité : Robert le Ricolais fut un chercheur visionnaire qui  a dépassé son temps et contribué, en son domaine, à ouvrir le champ des possibles.

Robert Le RicolaisRobert Le Ricolais est né en 1894 à La Roche-sur-Yon où son père, Valory, était avocat, et sa mère, Noémie, professeur d’histoire naturelle à l’Ecole Normale des Filles. La famille s’est établie en 1896 à Angoulême où Valory Le Ricolais, radical républicain, exerça des responsabilités politiques (conseiller municipal, premier adjoint, conseiller général) et littéraires (un de ses recueils de poésie, L’Ecrin des souvenirs, fut couronné par l’Académie Française en 1924).

Durant sa scolarité Robert montra de bonnes dispositions pour les matières scientifiques et les langues vivantes. Il fut reçu au baccalauréat en 1913 et, désirant  poursuivre des études de mathématiques à Paris, à La Sorbonne, il eut l’opportunité d’obtenir un poste de maître d’internat au Lycée Carnot.
La déclaration de guerre bouleversa ses projets.

Mobilisé en septembre 1914, incorporé dans un bataillon de Chasseurs Alpins en août 1915, gravement blessé au combat dans la Somme, Robert Le Ricolais fut soigné à Nice et, pendant sa convalescence, y rencontra Marguerite Duvénel, artiste peintre, qui le suivit à Paris où il termina son service militaire comme interprète auprès des soldats américains avant de retrouver la vie civile en avril 1919.

Robert et Marguerite choisirent de rester vivre à Paris.

En 1921, Robert Le Ricolais trouva du travail à la Société Rateau, qui fabriquait du matériel industriel électro-mécanique : des centrifugeuses, des compresseurs, des ventilateurs... Il y fit la connaissance d’André Bloc, un jeune ingénieur récemment diplômé de l’Ecole Centrale des Arts et Manufactures qui l’initia à l’architecture moderne, lui fit découvrir l’art moderne et l’emmenait peindre le dimanche, l’incitant à parfaire son apprentissage technique à La Grande Chaumière ou chez Colarossi. Il conserva d’amicales relations avec ce confrère qui, après avoir été chargé de diverses publications professionnelles comme La Revue du Caoutchouce et La Revue des Ingénieurs, se passionna pour l’édition et fonda en 1930 L’Architecture d’Aujourd’hui.

Vincent Rousseau qui a été de 1976 à 2011 conservateur au Musée des Beaux-Arts de Nantes chargé des collections d’art moderne s’est passionné pour l’histoire de l’art à Nantes. Il présentera le cas exceptionnel de Robert Le Ricolais (La Roche-sur-Yon 1894, Paris 1977 ) ingénieur et architecte visionnaire qui enseigna aux Etats-Unis après avoir vécu à Nantes de 1930 à 1945 au cœur d’un groupe d’amis peintres et poètes.