• Le 04 décembre 2019
    De 14:30 à 16:00
    Campus Centre Loire
    Amphi Kernéis, 1 rue Bias, Nantes
    • Gratuit étudiants UP, étudiants en formation initiale et Personnel de l'Université sur présentation de la carte
    • 5 € entrée "tout public"
    Aucune réservation, billetterie sur place

  • Plan d'accès

Les menhirs engloutis de Quiberon

Agnès BALTZERAu Néolithique, il y a 7000 ans, les hommes ont érigé de nombreux blocs de pierre, alignés ou non, connus sous le nom de menhirs. Particulièrement nombreux en Bretagne et Loire atlantique, l'un des endroits emblématiques où l'on retrouve des alignements de ces "pierres levées" se situe à Carnac, au nord de Quiberon.
Or il existe non loin de là, à St Pierre de Quiberon, des alignements similaires, mais immergés sous quelques mètres d'eau, dans la Baie de Quiberon elle même. A l'Université de Nantes, notre approche scientifique croisée, de sédimentologie et d'archéologie, s'intéresse depuis plusieurs années aux vestiges archéologiques comme marqueurs potentiels du niveau marin.
Ainsi, les prolongements ces alignements de stèles érigées par l’Homme il y a 6 700 ans sur la côte Est de la baie de Quiberon et dans le golfe du Morbihan, ont été cartographié et fournissent une cote de -5 m NGF pour leur limite d’extension vers le large, qui coïncide avec une position “maximum” de la position du paléo-rivage néolithique (Baltzer et al., 2007; Cassen et al., 2008, 2011) .

Après avoir été enseignante-chercheuse à l'Université de Caen de 1996 à 2013, Agnès Baltzer est actuellement professeure de Géographie Physique à l’Institut de Géographie et d’Aménagement Régional de l’Université de Nantes (IGARUN) et membre du laboratoire de recherche Littoral-Environnement-Télédétection-Géomatique (LETG – UMR6554). Docteur en géosciences marines, spécialisée en géophysique et sédimentologie, ses activités de recherche se concentrent depuis une dizaine d’année sur l’impact du changement climatique sur le littoral, via la remontée du niveau marin, à différentes latitudes et notamment l’érosion des côtes révélant les archives sédimentaires et archéologiques.