• Le 13 mars 2019
    De 14:30 à 16:00
    Campus centre ville
    Amphi 7 (Médecine), 1 rue Gaston Veil, Nantes
  • Gratuit étudiants UP sur présentation de la carte étudiant 2018/2019
    5 € tout public
    Aucune réservation, billetterie sur place
  • Plan d'accès

proces-de-galileeDepuis quelques années, les universités françaises et mondiales mettent en place des « référents pour l’intégrité scientifique », car « le public doit faire confiance à ses chercheurs et à ses experts ». Un rapport récent souligne : « Une vérité tronquée, déviée ou falsifiée risque d’entrainer des conséquences graves au niveau sociétal et de jeter une suspicion durable et infondée sur la nature même des finalités de la recherche ».
Les chercheurs actuels seraient-ils moins «intègres» que ceux du passé ? Sans doute pas, mais les avancées scientifiques récentes comme le génie génétique, les nanomatériaux, ont des impacts inouïs sur nos sociétés, et tout naturellement on observe un poids croissant de l'opinion publique dans les décisions politiques concernant la science et la technologie (cf. les OGM, l’énergie nucléaire…).
Les relations entre la science et l’opinion publique oscillent entre confiance (la profession de chercheur fait partie de celles les plus populaires dans les sondages) et défiance (l’innovation scientifique conduit-elle toujours à un progrès pour la société ; doit-elle être contrôlée). Des débats récents ont remis en cause le rôle des experts scientifiques dans les groupes de pression (lobby) et parfois leur intégrité.
Ayant été récemment nommé référent pour l’intégrité scientifique à l’Université de Nantes, la conférence me permettra de discuter les différents aspects du dialogue entre les scientifiques (ceux qui savent) et le public (ceux qui savent moins et sont concernés au premier chef). Après une mise en perspective historique, j’aborderai la problématique actuelle en m’appuyant sur l’analyse de débats récents, comme ceux concernant le compteur Linky, les OGM…

Professeur émérite à l'université de Nantes, référent pour l'intégrité scientifique, Bernard REMAUD est un physicien théoricien nucléaire.
Il a été chercheur invité dans des laboratoires étrangers (LBL, Berkeley, ONRL Oak Ridge, USA), a été président de comités scientifiques et directeur adjoint de 1993 à 1995 du département du CNRS en charge de la physique nucléaire.
Il a reçu la médaille d'argent du CNRS en 1990. Il est nommé professeur à l'IRESTE, école d'ingénieurs de l'université de Nantes en 1985.
De 1995 à 2000, directeur de l'IRESTE, il a porté le projet de création de Polytech'Nantes (école polytechnique de l'université de Nantes, issue du regroupement de 3 écoles : ISITEM, IRESTE à Nantes et ESA-IGELEC à Saint-Nazaire).
Il a dirigé Polytech'Nantes de 2000 à 2005 et initié le réseau des Polytech, qui compte actuellement 14 écoles d'ingénieurs réparties dans toute la France.