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  • Le 13 mai 2022 de 14:30 à 16:00
    Campus Centre Loire
    Amphi Kernéis, 1 rue Bias, Nantes
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    • Gratuit étudiants UP, étudiants en formation initiale et Personnel Universitaire sur présentation de la carte
    • 5 € entrée non abonnés UP et "tout public"
    Entrée dans la limite des places disponibles. Aucune réservation, billetterie sur place
     
  • Plan d'accès

Les pouvoirs publics locaux font traditionnellement prévaloir une « neutralité passive », impliquant l’absence totale de prise en compte des religions et du « fait religieux » dans la vie publique, ce que traduit bien la police locale des cultes. Cela est au prix de « tolérances administratives » dans certains domaines (carrés confessionnels dans certains cimetières, …). Il apparaît que la neutralité religieuse des pouvoirs publics locaux ne peut être totale. Un courant nouveau, nourri par la jurisprudence européenne et nationale, pousse vers une perception renouvelée de la place des religions dans l’espace public. De cette « neutralité compréhensive », s’ensuivent des assouplissements partiels à la règle d’interdiction des subventions publiques aux cultes. Cet équilibre fragile a-t-il été remis en cause par la loi n°2021-1109 du 24 août 2021 confortant les principes de la République [dite loi « anti-séparatisme »] ?

Jacques Fialaire, Professeur d'université émérite en retraite depuis 3 ans, a notamment codirigé le Groupement de Recherche sur l'Administration Locale en Europe (GRALE) entre 2012 et 2018 et a été responsable d'une filière de formation menant au diplôme d'université "Droit, société et pluralisme juridique" (2014-2018).
Spécialiste des libertés fondamentales, ses recherches ont notamment porté sur l'encadrement de la liberté de religion.