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  • Le 12 janvier 2022 de 14:30 à 16:00
    Amphi Kernéis, 1 rue Bias, Nantes
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    • Gratuit étudiants UP, étudiants en formation initiale et Personnel Universitaire sur présentation de la carte
    • 5 € entrée non abonnés UP et "tout public"
    • Pass sanitaire et masque obligatoires

      Entrée dans la limite des places disponibles. Aucune réservation, billetterie sur place

  • Plan d'accès

Les rituels du deuil tendaient à disparaitre, leur empêchement par la pandémie nous en a rappelé l’importance. Personne n’échappe au « travail de deuil » au cours d’une vie. Qu’on le veuille ou non, plus ou moins douloureusement, les deuils s’imposent et nous en subissons tous les « travaux forcés » (Ph. Forest). J’aborderai le deuil d’abord sous l’angle clinique habituel : ses manifestations immédiates et son devenir. Ensuite sous un angle moins connu et cependant fondamental : son importance dans la construction de soi et la créativité. C’est un processus continu, tout au long de la vie, depuis le tout petit qui, en quittant le confort initial de sa fusion avec l’objet maternel, commence son individuation, jusqu’au seuil de la mort où, avec le « deuil de soi-même » (Ch. David), peut advenir la sérénité ; en passant par les identifications aux disparus, ces « objets » psychiques perdus dans la réalité mais qui, gardés en soi, construisent et façonnent nos personnalités…

Même s’ils ont des points communs, j’exclue de mon propos les deuils symboliques induits par l’abandon contraint d’un projet, d’un idéal, pour ne retenir que le deuil réel, déclenché par la rupture irrémédiable d’un lien affectif important par suite du décès (la disparition est un cas particulier) de l’objet (la personne) de ce lien. Le deuil se décline en deux temps : la situation de deuil, ici et maintenant, avec son bouleversement émotionnel initial (être en deuil), et le devenir de l’endeuillé avec les effets psychologiques induits par cette situation dans les semaines, mois ou années qui suivent (vivre et « faire » son deuil).

Alain Deneux, Médecin psychiatre. Il a exercé à Nantes, en cabinet privé et en établissements de soins, notamment à Nantes dans le service universitaire du Pr Guy Besançon qui l'a initié à la diversité des approches théoriques qui divisent trop souvent le « milieu psy ».  La psychanalyse d’abord, la psychologie médicale, la médecine psychosomatique et le vaste champ des psychothérapies ont été, avec les groupes, ses centres d’intérêt privilégiés. Formé dès la fin des années 1970 aux thérapies psychanalytiques de groupe, la dimension groupale de la psychopathologie et des thérapeutiques n’a cessé de l’intéresser tant en théorie qu’en pratique, jusqu’à sen ’occuper quasi exclusivement en fin de carrière.  Il a été membre du Collège de Psychanalystes, de la Société Française de Psychothérapie Psychanalytique de Groupe (SFPPG) et analyste formateur de l'Institut Français d'Analyse de Groupe et de Psychodrame (IFAGP).