• Le 05 décembre 2022 de 14:30 à 16:00
    Campus Centre Loire
    Amphi 9, faculté de Médecine, 1 rue Gaston Veil, Nantes
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    • Gratuit étudiants UP, étudiants en formation initiale et personnel de l'Université sur présentation de la carte
    • 5 € tout public
    Aucune réservation, billetterie sur place. Entrée dans la limite des places disponibles.
  • Plan d'accès

14h30 - Amphi 9, faculté de Médecine

À la mort de la reine Élisabeth Ire Londres compte 200 000 habitants ce qui en fait une des villes les plus peuplées d’Europe. L’affirmation au cours du XVIe s. de la capitale anglaise comme centre politique et économique contraste avec la frilosité urbanistique et architecturale que connaît la ville au temps des Tudors. C’est donc avec l’avènement des Stuarts en 1603 qu’une véritable dynamique artistique s’observe avec l’introduction par l’architecte Inigo Jones (1573-1652) d’un néo palladianisme assumé alliant majesté et sobriété.  Entre le 2 et le 5 septembre 1666, 80% de la city londonienne est anéantie par un terrible incendie. Parmi les architectes chargés de reconstruire en brique le cœur de la ville s’impose la personnalité de Christopher Wren (1632-1723) dont la sensibilité classicisante maintient l’architecture britannique loin des audaces baroques de ce temps comme en témoigne la nouvelle cathédrale Saint-Paul...
La publication entre 1715 et 1725 du Vitrivius Britannicus par l’architecte Colen Campbell (1676-1729) fonde pour un siècle la manière néoclassique des chantiers résidentiels londoniens qui se développent entre la City et Westminster.  En 1801, Londres, capitale-monde d’un vaste empire colonial dépasse désormais le million d’habitants.  Cette conférence se propose d’analyser les politiques urbanistiques qui contribuèrent sous les Stuarts et les Hanovres à remodeler profondément le paysage urbain londonien.

Thierry Piel, Mcf en histoire, université de Nantes